mardi, 29 avril 2008
I cried last night.
I cried last night
I cried all night long
I cried like a baby might
I cried and nobody came
To sing me a song
To heal my pain
19:11 Publié dans Sophie est asociale et misanthrope | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
lundi, 28 avril 2008
En convalescence.
Je suis une handicapée du cœur
Incapable d’aimer à nouveau
Je suis une oubliée du bonheur
Incapable d’aimer comme il faut
Ceux que j’aime me méprisent
Leur indifférence m’attise
Ceux qui m’aiment me détruisent
L’attirance me fait faire des bêtises
J’ai le souffle court, j’ai le cœur lourd
Serré dans un étau, j’ai le cœur gros
Ma poitrine oppressée bat un rythme sourd
Sous ma peau je sens éclater mes vaisseaux
19:10 Publié dans Sophie et Narcisse | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
dimanche, 27 avril 2008
Souvenirs en nuances de gris.
Je me souviens d’une planche d’autocollants en forme d’étoiles d’or et d’argent que m’avait offerte ma maman alors que je n’aurais jamais pensé un instant mériter ce merveilleux trésor du haut de mes six ou sept ans. Je me souviens des livres d’histoires des lapinous cent fois dévorés, des œufs kinder et de la semoule chaude après la sieste, des livres magiques qui se peignaient à l’eau, des décalcomanies qu’on s’appliquait à positionner et des tatouages qu’on se faisait à l’éponge sur la peau. Je me souviens de nos arcs d’indiens, de notre cabane au bord de la rivière, de nos parties de pêche sans appâts, de nos jeux de cachette toujours sur le même terrain, des soirées de fête où l’on pouvait sortir sans être couverts après dîner. Je me souviens des dimanches où l’on sortait avec la poussette et de nos aventures dans la ruelle des sœurs. Je me souviens des histoires de perlinpinpin que l’on suivait avec attention alors qu’on tenait à trois sur la même chaise. Je me souviens des surprises auxquelles nous avions souvent droit sans vraiment comprendre pourquoi. Je me souviens des craies grasses blanches qui écrivaient comme par magie sur les blocs de papier vert. Je me souviens des après midi peinture, pâte à modeler ou pâte à sel qui étaient de longues et laborieuses entreprises. Je me souviens des parties endiablées d’hippo-gloutons. Je me souviens des réparations miraculeuses de tous les jouets que nous avions malencontreusement brisés. Je me souviens des jours de vacances où l’on se levait encore plus tôt que pour l’école pour voir tous nos dessins animés.
Je me souviens aussi de mes éternelles crises de larmes et de jalousie, de nos bagarres, de ma méchanceté incontrôlable et de mes craintes évacuées en cris. Je me souviens de mes longues insomnies rongée par les remords, les regrets et autres soucis. Je me souviens de l’humiliation perpétuelle orchestrée par mon père, de ses coups qui semblaient le soulager, de mes envies irrépressibles de le tuer à coups de couteau pour qu’on forme enfin une famille normale et heureuse rien que tous les trois. Je me souviens des après midi d’ennui et de frustration, bloquée à la maison à tourner en rond pendant les fêtes d’anniversaire et autres invitations. Je me souviens des longues heures passées devant une assiette de viande qui refroidissait. Je me souviens du jeudi matin à attendre le bus qui nous mènerait à la piscine comme d’un calvaire. Je me souviens avoir eu mal au ventre avant chaque retour à l’école, inquiète du nouveau mauvais tour que mes camarades allaient pouvoir me jouer. Je me souviens m’être 100 fois promis que tôt ou tard j’aurais mon heure de gloire pour me venger. Je me souviens des angoisses provoquées par la moindre leçon à réviser. Je me souviens de la même boule au ventre qui naissait immanquablement dans la salle d’attente du dentiste. Je me souviens des dimanches soir sombres de nostalgie, à tromper l’angoisse devant le feuilleton Disney et Vidéo Gag. Je me souviens d’une infinie solitude et d’une oisiveté maladive.
Je me souviens que ce sont tous ces moments qui ont forgé la personne que je suis devenue. Je sais qui j’ai été, j’ai un peu plus de doutes sur qui je suis et je ne connais pas encore qui je serai. Toujours est-il que j’assume pleinement mon passé sans en être nostalgique du tout. Et c’est en me penchant sur ces années que je prends conscience que la vie vaut la peine d’être vécue. Continuer pour s’améliorer, apprendre de ses erreurs et persister, évoluer, malgré les séquelles. Je me sens en accomplissement ce soir.
19:05 Publié dans Sophie et Narcisse | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note