dimanche, 16 mars 2008

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On m’a toujours dit que j’avais un an d’avance,

Je crois plutôt que j’ai eu un train de retard

On m’a dit aussi qu’j’en avais d’la chance,

Moi j’ai toujours pris ça pour une tare.

 

J’ai dû me battre pour obtenir cette reconnaissance

J’ai sacrément dû y croire pour m’faire un peu valoir

J’ai dû m’accrocher pour masquer la différence

Et au final j’ai grandi trop vite comme tu peux voir

 

J’ai dans la foulée perdu mon innocence

Et depuis je broie souvent du noir

J’ai masqué tout ça derrière de l’insolence

Maintenant j’en ai plus que marre

 

Si aujourd’hui on m’proposait que tout recommence

J’dirais pas non plus qu’j’ai vécu un cauchemar

J’hésiterais sûrement à accepter cette renaissance

J’ai pas envie de m’relancer dans la bagarre

 

Se battre pour que la vie ait un goût moins rance

Lutter pour que les éclaircies soient beaucoup moins rares

Trouver sa place dans cette foutue danse

Se faire un nom dans cette putain d’histoire

Intervention de Cox-Maze.

Portez moi en enfer, que j’y brûle vive

Ecorchez moi vite, je ne veux plus vivre

Sortez ce mal de mon corps

Je ne puis plus l’y contenir

Exhortez tout ce que j’abhorre

Qu’on se dépêche d’en finir

 

A part ça tout va bien. 

Selfishness.

 

Quand ce que vous aimiez

Redeviens étranger

Quand ce que vous préfériez

Vous a été confisqué

Quand ce en quoi vous croyiez

S’effondre devant votre nez

 

Alors n’aimez plus, ne croyez jamais ;

Aimer ou croire nécessite l’altérité.

Agissez en unique entité

Offrez vous tout ce que vous méritez

Apprenez que sur vous seul vous pouvez compter

Le chemin.

J’ai perdu le chemin

Ma voie toute tracée

On a brouillé mon destin

Je ne sais plus où je vais

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Oui peut être j’ai déconné

Au point d’y perdre mon identité

Oui j’ai dû bien m’planter

Ou je n’suis plus celle que j’étais

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Je partais droit, sur ma lancée

Je ne prenais pas de risque

Et puis un jour j’ai dérivé

Depuis je fais du hors piste

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J’ai pris une sorte de déviation

Et loin d’être un raccourci,

Si ce chemin est plus long

Pourvu qu’il soit meilleur aussi

samedi, 15 mars 2008

Catalepsie.

Je me sens morte depuis des années

Stade trois sur l’échelle de Glasgow

Je n’ai pas de Prince pour me réveiller

Aucune raison de me lever de sitôt

 

Mon corps endolori s’enfonce dans la torpeur

Assoupie, évanouie, je suis pâle à faire peur

Affaiblie, ralentie je coupe le moteur

M’enfonce sans faire de bruit vers d’autres profondeurs

 

Un instant d’inertie après tous ces heurts

Longue paralysie qui m’empoigne le cœur

Aujourd’hui c’est ainsi, le temps est mon tueur

Mettre un terme à ma vie sera aisé labeur

 

Oui je m’autodétruis oui s’il le faut je meurs

J’abandonne mes soucis délaisse les malheurs

Peut être que je fuis et les cris et les pleurs

Peut être que je suis cette faible lueur

vendredi, 07 mars 2008

Paris Nord

Sur le quai de la gare arrive sans crier gare

Un personnage hagard perdu dans le brouillard

Il ne cherche pas d’ennuis, simplement un ami

Un soutien, un appui, à qui confier sa vie

Compagnon d’infortune, compagnie importune

Cet être au teint blafard ne croise aucun regard

Il a beau implorer, marmonner, répéter

Seul perdu dans le flot d’égoïstes pensées

Il se heurte au dédain et à l’ignorance

Bute encore et toujours contre l’indifférence

De ceux qui restent dans la brume de leur gros nuage

Qui se cachent dans leurs plumes, protégent leur ramage

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