vendredi, 07 mars 2008

Paris Nord

Sur le quai de la gare arrive sans crier gare

Un personnage hagard perdu dans le brouillard

Il ne cherche pas d’ennuis, simplement un ami

Un soutien, un appui, à qui confier sa vie

Compagnon d’infortune, compagnie importune

Cet être au teint blafard ne croise aucun regard

Il a beau implorer, marmonner, répéter

Seul perdu dans le flot d’égoïstes pensées

Il se heurte au dédain et à l’ignorance

Bute encore et toujours contre l’indifférence

De ceux qui restent dans la brume de leur gros nuage

Qui se cachent dans leurs plumes, protégent leur ramage

samedi, 23 février 2008

Je rêve de vos rêves, je désire vos lointains

( citation de Martine le Coz extraite de Céleste )

 

 

Je vis ma vie de presque rien

Je joue à imaginer que je suis quelqu’un

Je gratte quatre cordes je deviens musicien,

J’érafle le papier je deviens écrivain

 

Personne ne peut rien contre cette ferveur innocente

Cœur et esprit nourrissent mes illusions latentes

Mais qui a dit qu’on ne pouvait avoir la vie que l’on s’invente ?

Qui a déclaré qu’il fallait se comporter de manière décente ?

 

Alors pas à pas je construis mes utopies, les caresse

Les respire à plein nez, jamais ne les confesse...

Forgeant clandestinement leurs lettres de noblesse,

Ces chimères naissent et croissent, alimentées sans cesse,

Lovées dans mon ego, plus abyssales qu’elles n’y paraissent

 

dimanche, 10 février 2008

Guillaume et la con-quérante

Je fais des rêves où tout va bien
Ces rêves où tu me tiens la main

Oui je suis bourrée, oui je dis de la merde,
Mais je comprends pas pourquoi les autres et pas moi
Je comprends pas pourquoi ce soir encore je rentre seule
Je comprends pas ce que j’ai fait, ce que j’ai pas fait
Pourquoi j’ai espéré

J’ai juste envie de tout arrêter
J’comprends même pas pourquoi j’luttais
J’plais à personne ça se saurait
Et oui j’ai bu et oui j’boirai
J’ai juste beosin d’oublier

La nuit je rêve que j’me fais fusiller
Et quelques fois on vient m’sauver
En général on m’laisse tomber
Et finalement j’peux aller crever

J’dis pas qu’j’peux compter sur personne
J’dis pas qu’j’suis pas entourée
J’dis juste que j’compte pas pour quelques uns
Ceux qu’j’aimerais bien qu’ils me prennent la main

Et ce que j’dis c’est pas français
C’est du langage de fille bourrée
Non je suis pas désespérée
Je sais juste pu comment m’y prendre
Ni quoi attendre
Ni de qui l’attendre

Et moi si on m’dit de m’attendre à rien
Qu’il ne faut pas forcer le destin
Si on m’dit ça ça m’rend pas bien
C’est décidé j’arrête demain

Non je ne suis pas suicidaire
J’ai juste des pulsions destructrices souvent
J’ai envie de tout foutre en l’air
Que tout le mauvais foute le camp
Pour ne reconstruire que le bon
Et pour sortir de cet enfer

Encore un soir où j’aurais aimé danser les slows
Encore un soir où je ressemblais à Mikeline
Un verre à la main sur un tabouret
J’aurais pu attendre longtemps qu’on vienne me chercher