dimanche, 05 août 2007

Internet ma soupape, c’est par là qu’je m’échappe

        Et ça marche d’autant mieux que je ne suis plus lue. Zéro lecteur depuis trois bons mois, que j’écrive ou que je n’écrive pas. Les blogueurs sont en vacances, et quand ils n’écrivent plus eux-mêmes, ils ne lisent plus non plus. Mais finalement je suis plutôt satisfaite d’être oubliée ici, je n’ai plus envie que quiconque lise mes pensées. Pas envie de jouer au strip-tease devant des inconnus qui ne me livrent rien des méandres de leur âme. Envie de réciprocité. Si je sais, quand il le faut, mettre des mots sur ce que je ressens, les autres en sont capables aussi. Pourtant, à ce jour, ceux qui me connaissent le mieux sont des personnes dont je ne connais presque rien. Et ceux qui comptent le plus pour moi sont des personnes pour qui je ne compte pas. Envie de réciprocité. J’ai l’impression que tout me file toujours entre les doigts. Plus envie de continuer comme ça. Je m’interdis de poursuivre toute relation avec des personnes qui ne s’investissent pas. Par relation, j’entends la famille comme les amis ou les amours. Dorénavant, j’attends de recevoir avant de donner, j’attends qu’on me propose avant de disposer, j’attends qu’on fasse le premier pas vers moi avant de m’emballer. Et par investissement, pourtant, je n’entends pas « engagement fort ». Je parle d’attention, d’attentions, pas de promesses ou de contrats. Envie que ceux à qui je pense souvent m’appellent, m’écrivent, prennent de mes nouvelles, bref, pensent à moi. Envie de réciprocité. Mais ici, sur mon blog, j’aime être oubliée. Que mes mots passent inaperçus et se noient dans le flot de flux RSS. Ici c’est comme une bouteille à la mer. Je peux écrire mes secrets, dévoiler mes pensées, je sais qu’il y a très peu de chances qu’ils soient un jour divulgués. J’ai trouvé l’intérêt de publier alors que je pourrais garder pour moi mes fichiers. Publier, pas pour rendre public, publier pour rendre étranger. Je publie pour me débarrasser de ce que je ressens. Alors pas besoin de s’inquiéter pour mon état de santé, plus je publie du mauvais, moins je le garde avec moi. Le bonheur, quand  il y en a, je le garde bien cramponné tout contre moi.

samedi, 05 mai 2007

Sophie ne blogue plus.

J'avais promis de le tenir, celui-ci. Il survivra coûte que coûte même si je dois l'écrire au clavier visuel. Aujourd'hui il me faut faire le triple d'effort pour écrire une note mais je reste persuadée que ça vaut le coup puisque vous continuez de me lire... J'ai perdu Lui comme lecteur, je ne sais pas si je gagnerai Laurent ;) Globalement, ceux qui m'écoutent aujourd'hui n'étaient pas là hier. Mais ceux qui étaient là hier se ont discrets aujourd'hui. Est-ce moi qui évolue, est-ce dans le bon sens ? Je ne me pose plus tant de questions pour l'instant... Mais je trouve triste qu'il faille abandonner l'"ancien" pour trouver le "nouveau".    (l)

vendredi, 13 avril 2007

Vendredi 13.

M'en fous du vendredi 13. Ce ne sera pas un article sur chance/pas chance mais une notification d'abscence pour durée indéterminée (mais probablement courte je suis trop accro). Moins vous me verrez, mieux j'irai :)

lundi, 12 mars 2007

A pas compris.

A pas compris pourquoi vous êtes plus nombreux à visiter mon blog les jours où je ne poste pas. C'est à croire que vous vous concertez pour ne pas me rendre visite les jours où j'écris des articles extraordinaires. S'il s'agit d'un message subliminal pour me demander de ne plus écrire d'articles, je vous saurai gré de me le faire savoir. Ainsi, j'arrêterai de foirer mes partiels pour vous procurer quelques secondes d'ennui supplémentaire. Tiens d'ailleurs j'ai bien envie de bouder et de me faire supplier pour une fois (ou deux). Je vais me mettre au teasing et faire genre venez voir tous les jours s'il s'est passé quelque chose sur mon blog parce que du point de vue statistique, moins j'écris d'article et plus je risque d'en écrire un. Mais si faites un effort et comprenez-moi. Plus on rate, plus on a de chances de réussir après (attention je parle du point de vue statistique, pas logique). Donc si demain je ne publie pas d'article, les chances doublent pour qu'après-demain il y en ait un ! (Ah vous voyez quand vous voulez...). Donc revenez demain, après-demain, après-après-demain et ainsi de suite et surtout, ne vous inquiétez pas, je vous surveille depuis mes cahiers feuilles volantes de révisions (ou pas).

Si vous voulez que Sophie revienne, tapez un commentaire, sinon, tapez-vous en et barrez-vous !

mardi, 27 février 2007

Lost in transition.

(ou la minute philosophique qui bouche le trou quand on n’a toujours rien à dire)

 

Alors voilà. J’ai remarqué que pour le moment j’avais tout fait pour éviter le blog du « moi moi moi », mais je sais que pour le sixième article (le prochain) je serai obligée de parler un peu de moi, forcément (et là, suspense, parce que vous ne savez pas encore pourquoi). Donc j’ai le choix pour cette note, de continuer dans la catégorie « Sophie blogue » ou de passer directement à « Ma vie, mon œuvre ». Mais comme vous l’apprendrez au fur et à mesure de nos rendez-vous, je n’aime pas les choix prédéfinis. Et parce que dans la vie il n’y a pas que le « oui » ou le « non » (encore moins le « peut-être », le « peut-être » est haïssable), mais aussi le « autrement », aujourd’hui je vais faire autrement en m’intéressant à « l’entre deux ».

 

La transition ça fait peur et c’est tout excitant à la fois.

 

La transition, c’est quand on ne peut plus se considérer dans la situation d’avant et pas encore dans celle d’après. Alors, forcément, la transition c’est instable et désagréable. On a abandonné ses anciens repères et on ne sait pas encore à quoi pourront ressembler les nouveaux, si seulement il y en a des nouveaux. Et sans référence valable, confort quotidien ou routine rassurante, même le plus aventurier d’entre nous se sent comme un enfant à qui on vient de voler sa sucette. Parce que le routinier attaché à ses repères n’est pas seulement le bon père de famille qui répète le sempiternel métro-boulot-dodo depuis son mariage il y a vingt ans. Nous avons tous un système de référence, un cadre construit par notre éducation et qui nous permet d’analyser chaque évènement selon une vision qui nous est propre et rassurante. Alors, finalement, tout élément nouveau dans notre vie est analysé en fonction des anciens. On compare ce qui nous est encore étranger et qui nous fait peur à ce qu’on connaît déjà et qui a été apprivoisé. Et si le nouveau ressemble de trop à quelque chose qui s’est avéré néfaste, on catégorise, on étiquette, et c’est la porte ouverte aux idées préconçues, préjugés et autres stéréotypes. Mais c’est inévitable, l’être humain fonctionne ainsi par mécanisme de défense. Sans préjugé en période de transition, nous serions tous en crise perpétuelle et nous ne pourrions mener une vie digne de ce nom.

 

Mais à côté de ça, la transition c’est aussi la place libre à toutes les éventualités. La transition est porteuse d’espoir, elle laisse se développer chaque potentialité et pour cela, je trouve qu’elle s’inscrit complètement dans une théorie existentialiste. La transition, ce n’est rien d’autre que ce qu’on en fait après tout. C’est à la fois la possibilité de continuer sur la même voie si elle est bonne ou de se racheter si l’on a pris un mauvais chemin. Et la transition, à force de l’évoquer, ne me semble finalement pas un instant si éphémère qu’elle pouvait me paraître. Et si la transition succédait à la transition ? Et si l’on était toujours en transition ? Toujours en mutation, dans un perpétuel « entre deux ». Je me sens comme ça, moi. Et c’est sûrement plus sain. Après tout, qui aurait la prétention de se sentir achevé, qui pourrait affirmer qu’il ne sera plus jamais mis en situation de déséquilibre, qu’il détient la vérité dans les repères qui constituent actuellement son existence ?

 

Merci d’avoir lu mes élucubrations insensées, ceci relève de l’exploit et je vous invite à vous inscrire au Guinness Book des records, à condition, bien sûr, que vous ayez saisi le sens de chacun de mes mots. En remerciement, je vous promets une sixième note, non pas plus courte (et puis quoi encore ?), mais logiquement beaucoup moins embêtante à lire. C’est scientifiquement prouvé, après un creux aussi bas, je ne peux qu’améliorer la qualité du contenu. En plus, comme je vous ai promis que ça parlerait un peu de moi, tout de suite, forcément, ça s’annonce beaucoup plus intéressant. Et voilà comment réussir une transition en douceur entre le blog pudique qui ne parle de rien d’autre que du blog et le blog de la mégalo qui s’admire. Sous vos applaudissements, merci !

lundi, 26 février 2007

J’ai encore procrastiné.

Au début, quand j’avais commencé mon blog, j’étais drôlement impatiente que les jours passent pour pouvoir écrire les tas d’articles qui se mélangeaient dans ma tête. Il fallait que je vous parle de la bande des copains qui sont rien chouettes avec moi, de ma maman qui est très jolie et qui me fait le coup de la tarte au citron meringuée le dimanche quand je suis sage et aussi je devais vous dire pour le terrible appareil de photo que j’ai vu dans la vitrine de chez M. Compani la semaine dernière quand papa m’a emmenée au centre commercial parce que le zoo ça aurait été moins drôle, il pleuvait. Et puis finalement le lendemain toute la journée j’ai eu école et je ne suis pas rentrée tout de suite après la cloche parce que j’étais invitée chez les copains et que c’est vrai que c’est chouette de manger des crêpes à la pâte à tartiner de la maman de Thomas. Alors, en rentrant, au blog, je n’y pensais plus du tout. Par contre, au moment d’aller me coucher, j’y ai repensé et j’étais plutôt embêtée, pas vraiment à cause de la note que j’avais oublié de publier sur mon blog mais plutôt mais à cause du morceau de crêpe au chocolat que j’avais laissé dans ma poche pour le dessert de ce soir et qui m’était complètement sorti de la tête. Après tout, ce n’est pas si grave, maman m’a dit qu’elle faisait une lessive ce soir, ça lui fera sûrement plaisir de trouver encore un petit peu de dessert et moi j’aime bien quand maman est contente, parce que je suis contente aussi.

Et puis la journée d’après, comme je trouvais pas ça très bien de faire un blog et puis de ne rien mettre dedans, parce que c’est vrai après tout, à quoi ça sert de faire un blog si après c’est pour avoir peur d’écrire dedans, je suis montée dans ma chambre tout de suite après l’école et puis j’ai commencé à rédiger. A la fin, ça me faisait mon deuxième article et j’étais plutôt contente de l’avoir fini parce que c’était pas facile du tout. Alors, pour me récompenser, je suis allée rechercher du gâteau au chocolat dans le frigo et puis c’était l’heure d’aller au lit maman a dit, alors pour une fois, j’ai voulu être sage tout de suite et j’ai obéi. C’est tout de même dommage que je n’aie pas eu le temps de faire mes devoirs avant, la prochaine fois il faudra que je parle à maman pour pouvoir me coucher un peu plus tard, parce que j’ai remarqué que la maîtresse n’aimait pas trop ça quand on ne faisait pas les devoirs qu’elle nous avait fait noter dans le cahier de textes.

Et le lendemain, ça n’a pas raté. Le matin, on venait juste de s’installer en classe, je n’avais pas encore fini de compter les billes que je pourrai jouer à la récré, que la maîtresse a dit « Bon, les enfants, sortez votre devoir d’arithmétique, on va le corriger en classe ». Et là, tout le monde a sorti sa feuille avec le devoir, même Guillaume, qui est toujours le dernier en composition d’arithmétique. Ca m’a plutôt surpris, d’habitude, Guillaume, il ne les fait pas ses problèmes d’arithmétique, parce qu’à chaque fois on lui met un zéro, que ce soit écrit quelque chose sur la feuille ou pas. Mais cette fois, je suis sure que c’est de la triche, il a dû demander à son grand frère, qui est militaire mais qui est en permission. Moi, je regardais les feuilles des copains autour et mon pupitre vide, et je devenais toute rouge. La maîtresse s’est approchée de moi et elle m’a fait les yeux tout ronds et tout noirs, ceux qui font très peur à tout le monde et elle m’a demandé où était passé mon devoir d’arithmétique. Alors moi, je me suis mise à pleurer, parce que c’est vrai, c’est injuste à la fin, les parents nous font coucher à l’heure qu’ils décident et après c’est notre faute quand les devoirs ne sont pas faits. Mais la maîtresse n’a pas dû bien comprendre, je crois qu’elle n’a pas d’enfant, et elle m’a mise en retenue après la classe.
 
Après avoir fait mes cent lignes, je n’avais plus du tout envie d’écrire. Alors en rentrant à la maison, j’ai joué avec mon camion de pompiers rouge, celui qui fait le bruit de la sirène et que mémé m’a offert pour Noël. Et après le dîner (De la purée, du gigot et du flan. Bien.), j’ai essayé de reparler à maman de l’heure du coucher qui m’empêche de faire mes devoirs et elle s’est tout de suite fâchée tout rouge, alors moi j’ai donné un coup de pied par terre et puis je me suis mise à pleurer, parce que c’est vrai quoi, Mathieu et Fabien ils ont le droit de se coucher comme les grands et moi on me traite encore comme un bébé alors que je suis très responsable et que je ne fais presque plus de bêtise depuis mon anniversaire, il y a trois mois. Mais maman, elle n’avait pas l’air de vouloir en entendre parler, de mes copains Mathieu et Fabien. Du coup, je suis partie me coucher, encore plus tôt que d’habitude, mais sans avoir écrit sur mon blog.
 
Et depuis, j’ai pris le temps de faire un troisième article, comme ça, parce que sinon c’est vrai qu’un blog ça ne sert à rien, mais c’est tout. Ma moyenne de un article tous les deux jours elle a dû en prendre un sacré coup depuis tout ce temps que je n’ai rien écrit dans le blog. Alors c’est promis, aujourd’hui, je ne procrastine pas. Je me dépêche de faire mon article, il est terrible, et puis je vais vite essayer de démonter mon réveil matin pour changer la grande aiguille de place. Comme ça je pourrai peut-être aller me coucher plus tard et avoir plus de temps pour faire les devoirs de la maîtresse et écrire sur mon blog.

jeudi, 22 février 2007

Du danger du blog.

Petite anecdote introductrice :

Aujourd’hui encore, un blog a fait un exclu au sein de la société. Ou plutôt, dorénavant, un étudiant de mon école aura la vie dure et verra son cercle d’amis partir en peau de chagrin(*). Personne ne sait encore quelle mouche l’a piqué, toujours est-il que le pauvre diable a eu le malheur de créer un blog. Grave erreur dans son parcours jusqu’alors si brillant. Non seulement il a choisi de se faire héberger chez skyblog (bien connu pour ses articles « lach T comZ méga LollanT), mais il a également tenu des propos cyniques, critiques, voire diffamatoires sur les gens qu’il fréquente (enfin qu’il fréquentait) et sur son école. Le pauvre est aujourd’hui en perdition et condamné à errer dans les couloirs de la noboditude (pour ceux qui ne connaissent pas le mot, demandez à Ségolène elle vous expliquera sûrement mieux que moi). Celui-ci s’imaginait crédulement pouvoir profiter des gens qu’il dénigrait. D’une part il s’en donnait à cœur joie sur les associations où il avait été refusé et de l’autre, cette brebis égarée pensait pouvoir obtenir les voix des mêmes personnes pour être élu au bureau des élèves. Un homme naguère si « people » est aujourd’hui retombé dans l’ombre, se préparant à affronter son funeste destin. Adieu la liste BDE. Adieu l’association dont il était le créateur et président. (Adieu veau, vache, cochon, couvée). Il semblerait qu’aujourd’hui l’ensemble de ses projets soit compromis et certains racontent même qu’il sombre lentement dans la dépression. Encore un jeune qui aurait dû réfléchir aux conséquences de ses actes bloguesques sur sa vie relationnelle et professionnelle.

 

Au-delà du tragique de l’histoire, je me demande encore quand et pourquoi il a eu cette idée. Voulait-il que son opinion divergente sur son école soit connue de l’administration ainsi que de ses camarades de classe ? Avait-il prévu de diffuser l’adresse de son blog ou la tenait-il secrète ? Attendait-il dans l’ombre que quelqu’un concerné par les propos sévères de son blog sorte l’affaire au grand jour ? Vous les saurez dans le prochaine épisode « Eric au banc des accusés ». Il faut en tout cas croire que les blogs peuvent faire aussi mal à ceux qui sont visés qu’à ceux qui les écrivent.

 

Un blog ça fait peur et personne ne sait vraiment à quoi ça sert. Ca ne peut pas être un journal intime puisque c’est publié. Que ceux qui revendiquent le fait d’écrire un blog pour eux-mêmes enregistrent leurs fichiers sous Word et arrêtent d’envahir la blogosphère. Ca ne peut être que le narcissisme d’étaler sa vie au grand jour ou de souhaiter voir publier ses magnifiques écrits un jour, pourtant personne n’ose l’avouer, même du coin des lèvres, sauf par provocation quelques rares fois. Quant aux blogs « récits de voyage », que les auteurs envoient leurs photos à leurs amis et gardent leur prétention de faire découvrir un pays aux autres blogueurs. D’autant qu’en général on en apprend plus sur les états d’âme de l’auteur que sur les coutumes locales. Un blog, personne ne sait comment le justifier et pourtant il y a des gens qui en ont besoin. Certains se forcent à écrire un article régulièrement pour garder leur lectorat tandis que d’autres consultent frénétiquement leur messagerie et leurs stats à la recherche d’un visiteur encore inconnu. Comment ces gens-là occupaient-ils leur temps avant de connaître les blogs ? Les blogs rendent-ils asocial ? Vaste débat. Pour ma part oui.

 

(*) Veuillez noter la référence culturelle à ce magnifique roman de Balzac.

 

NB : Veuillez également m’excuser pour l’amertume et le ton acerbe de cet article. C’est mon blog et c’est moi qui ai le droit d’écrire de la merde ici. Laissez-moi finir ma crise de narcissique asociale en paix.

mardi, 20 février 2007

La deuxième note.

Oui. Je l'affirme à pleins poumons. Cette note est bien la deuxième. Ce qui, pour les plus Bernard Pivot d'entre vous, signifie que je compte en écrire une troisième. Je rappelle la règle, histoire d’éviter que les élèves du fond de la classe, à côté du radiateur, ne me demandent de quoi je parle.

 

« Les mots second et deuxième ont exactement le même sens, soit « qui vient après le premier élément dans une succession ou une hiérarchie ». Ce qui les distingue, c’est qu’en principe, le mot deuxième s’emploie lorsque l’énumération comporte plus de deux éléments et que le mot second s’emploie lorsqu’elle n’en comporte que deux. Il faut cependant admettre que cette distinction est très inégalement respectée.

Le mot second, qui vient du latin secundus « suivant », est apparu dans la langue française avant le mot deuxième, ce qui explique sans doute pourquoi il s’est intégré dans un plus grand nombre d’expressions figurées que son concurrent deuxième : don de seconde vue, seconde nature, second souffle, seconde chance, état second, de seconde main, etc.

Si l’on respecte la distinction entre les deux mots, seul l’adjectif second convient dans certains contextes. Par exemple, on parlera plus volontiers de la Seconde Guerre mondiale plutôt que de la Deuxième Guerre mondiale parce qu’on espère toujours qu’il n’y en aura pas de troisième. »

 

Bon et sinon, qu’est ce que je raconte aujourd’hui, moi ? Aujourd’hui, j’ai pensé à vous raconter successivement :

- Comment s’est déroulée la merveilleuse aventure de ma journée de lundi. J’aurais pu vous livrer les folles anecdotes de mes 10 heures de cours, de la rudesse du réveil jusqu’à la douce perspective des soirées à venir. Mais j’suis pas folle moi, j’fais pas un blog d’écolier.

- Pourquoi je suis si fatiguée et comment, contre toute attente, je me suis motivée en fin de journée pour faire en quelques heures tout ce que je ne fais pas en une semaine. Mais j’suis pas folle moi, j’fais pas un blog de raconte-ta-life.

- Ou encore pourquoi je traîne encore devant mon article que j’ai commencé il y a quelques heures. Et là, si j’étais folle, j’aurais admirablement développé mon côté artiste frustrée qui veut tellement tout faire bien qu’elle finit par rien faire pour être sur que ce soit pas moche. Eh ben non ! Aujourd’hui je casse les préjugés et je vous livre une note moche, certes, mais totalement assumée.

 

Conseil au lecteur attentif, doux et passionné (et accessoirement à la lecteuse moins belle que moi) : Moi, pour me mettre en route, il faut me souffler des petits mots (doux) à l’oreille en commentaire. Alors si seulement vous pouviez me dire ce qu’il vous intéresse de savoir... Je me ferais un plaisir de vous le conter avec délicatesse, humour et poésie. Ou alors de vous envoyer chier. :)

dimanche, 18 février 2007

Les premiers seront les derniers

Et le premier article sera celui que personne ne lira plus jamais une fois que j'en serai au 4732°. Justice sera alors rendue aux yeux du seigneur. Amen.

J'explique d'abord ma relation boulimique à la blogosphère. Ce blog n'est pas le premier mais j'espère qu'il sera le dernier et le bon. Un blog, pour moi, c'est comme un régime : je le commence pleine de courage, en me disant que ça va être super, que je vais être soutenue, que je tiendrai, que j'y penserai régulièrement et que ça durera longtemps et que je pourrai être fière.

Et en fait, je commence et déjà les premiers obstacles se dressent devant moi. Je mets 3 plombes à choisir l'url du blog, c'est tellement impliquant et déterminant, il faudra la garder pendant touuute la durée du blog, alors autant l'aimer ce pseudo. Et tant qu'à faire, autant qu'il soit représentatif, drôle... parfait quoi! Déjà là, après avoir séché 3 heures puis m'être rabattue sur un titre de substitution, je me sens tout de suite moins motivée. Puis vient le moment où je me sens face à la page blanche virtuelle. Je me retrouve confrontée à l'immensité de la tâche et à l'impossibilité de tout exprimer à la fois. Cette fois je me suis résolue à y aller petit à petit, à prendre mon temps, à ne pas vouloir tout dire d'un seul coup, à me persuader qu'il n'y a pas de "bon" premier article (si seulement il y avait des bons articles suivants !). Enfin, je me sens abandonnée une fois confrontée à la réalité du nombre de lecteurs... Alors, rubrique statistiques, nombre de visites quotidiennes... suspense... Une ! ... (mmmh) ... Ah bha ça doit être moi, après avoir posté ma note, pour vérifier qu'elle soit bien publiée... 

Mais aujourd'hui je change de stratégie pour être célèbre.  Je me vois dans l'obligation d'appâter le lecteur par des procédés douteux. Le lecteur veut de la politique? Faisons lui croire qu'il en aura! Il veut des nouvelles de l'UMP, du PS, de l'UDF? Je lui parlerai de Sarkozy, Ségolène Royal et Bayrou. Mais le lecteur est passionné par le journal intime. Le lecteur aime le voyeurisme, entrer dans la vie des gens pour la comparer à la sienne. Je m'engage solennellement à satisfaire pleinement les envies de ce lecteur avide de blabla de fille qui je dois dire me ressemble un peu. Il a les yeux cernés et s'apitoie sur la connerie des gens jusqu'à des heures impossibles de la nuit sans penser à faire avancer la sienne (de vie). Parfois le lecteur aime la littérature et lire un peu de poésie lui fait du bien. J'essaierai donc également de contenter ce lecteur-ci dans la mesure de mes capacités.

Voilà mes promesses pour 2007, et pour ceux qui auraient oublié de lire le manuel (pourtant présent entre les lignes), ce blog est à lire accompagné de votre fidèle ami l'humour.  Et tant qu'à faire, je pense que vous aurez aussi parfois besoin de compassion. D'avance, je vous remercie et vous souhaite une agréable lecture à bord de notre compagnie. Enfin, quand il y aura des articles...