jeudi, 18 juin 2009

Amertume létale

 

Mon cœur est si lourd qu’il s’ancre à mon estomac

Et suinte une amertume qui me perce à froid

Pour consumer ce poison j’allume un bâton

Qu’il fasse s’envoler en fumée mes démons !

 

Le liquide létal loin de s’évaporer

S’écoule, s’étale, finit par s’enflammer

Pour laisser à la place un tapis de cendres

Brûlantes comme le diable à s’y méprendre

Sois grand

 

Déchire cette peau souple de nouveau-né

Arrache une par une tes dents de lait

Brûle le rose de tes joues, décrasse tes genoux

Apprends à ton corps à parer les coups

Sculpte ta silhouette potelée au burin

Ouvre grand les yeux et serre fort les poings

 

 

Grandir c’est mourir un peu

Tuer en toi le p’tit morveux

Grandir c’est devenir vieux

Se soumettre aux règles du jeu

 

 

Sois grand, assume, lâche ma main, construis ton destin

Sois fort, assure, pense sans cesse au lendemain

Prends ton lot de doutes, prends ton lot de faiblesses

Poursuis bien la route, oublie toute ta détresse

Prépare-toi assez tôt à toujours tourner en rond

Accepte de perdre tes héros et d’affronter tes démons

 

 

Ça y est, c’est l’heure,

Aujourd’hui tu perds ta candeur,

Tu ne peux plus compter sur moi

Post scriptum : Dieu n’existe pas

lundi, 22 décembre 2008

Le sujet que nous éviterons

Ce matin au réveil

Tu ouvres à peine les yeux

Je n’ai pas trouvé le sommeil

Tu te retournes dans le pieu

 

J’ai bien réfléchi

Tout le temps que je n’ai pas dormi

J’ai pris ma décision

C’est un sujet que nous éviterons

 

Tu t’étires tu sembles las

Je ne sais même pas si tu me vois

Tu as changé ces derniers temps

Tu prends souvent cet air absent

 

J’ai beaucoup pensé

Pendant que tu somnolais

J’ai pris ma décision

C’est un sujet que nous éviterons

 

Tu mets un pied hors du lit

Je fais semblant d’être endormie

Je ne veux pas croiser ton regard

Il n’y a plus rien à y voir

 

J’ai pesé le pour et le contre

Au rythme du tic-tac de ta montre

J’ai pris ma décision

C’est un sujet que nous éviterons

 

Tu cherches un truc à te mettre

Je cherche pas la p’tite bête

Je constate juste que ça va plus

Et ça m’fait mal au cul

 

En attendant je dirai rien

Je vais poursuivre mon chemin

Et nous verrons si nous ça tient

Je verrai bien si tu me reviens

mardi, 29 avril 2008

I cried last night.

I cried last night

I cried all night long

I cried like a baby might

I cried and nobody came

To sing me a song

To heal my pain

samedi, 12 avril 2008

Coupable ?

A tire d’ailes, m’attire-t-elle, elle me fait taire et se tire,

Elle erre, me laisse souffrir, le martyre, elle martèle ma tête,

Qui crut qu’elle fut si cruelle, pour partir, pour que celle,

Qui su être ma prunelle, me traite à ce titre, quelle traître, satire

Dire, qu’elle fut celle qui su, me faire rire, cet être à maudire

Elle a beau me dire, qu’elle regrette, que peut-être, il faut que ça s’arrête,

Net

dimanche, 16 mars 2008

.

On m’a toujours dit que j’avais un an d’avance,

Je crois plutôt que j’ai eu un train de retard

On m’a dit aussi qu’j’en avais d’la chance,

Moi j’ai toujours pris ça pour une tare.

 

J’ai dû me battre pour obtenir cette reconnaissance

J’ai sacrément dû y croire pour m’faire un peu valoir

J’ai dû m’accrocher pour masquer la différence

Et au final j’ai grandi trop vite comme tu peux voir

 

J’ai dans la foulée perdu mon innocence

Et depuis je broie souvent du noir

J’ai masqué tout ça derrière de l’insolence

Maintenant j’en ai plus que marre

 

Si aujourd’hui on m’proposait que tout recommence

J’dirais pas non plus qu’j’ai vécu un cauchemar

J’hésiterais sûrement à accepter cette renaissance

J’ai pas envie de m’relancer dans la bagarre

 

Se battre pour que la vie ait un goût moins rance

Lutter pour que les éclaircies soient beaucoup moins rares

Trouver sa place dans cette foutue danse

Se faire un nom dans cette putain d’histoire

Intervention de Cox-Maze.

Portez moi en enfer, que j’y brûle vive

Ecorchez moi vite, je ne veux plus vivre

Sortez ce mal de mon corps

Je ne puis plus l’y contenir

Exhortez tout ce que j’abhorre

Qu’on se dépêche d’en finir

 

A part ça tout va bien. 

Selfishness.

 

Quand ce que vous aimiez

Redeviens étranger

Quand ce que vous préfériez

Vous a été confisqué

Quand ce en quoi vous croyiez

S’effondre devant votre nez

 

Alors n’aimez plus, ne croyez jamais ;

Aimer ou croire nécessite l’altérité.

Agissez en unique entité

Offrez vous tout ce que vous méritez

Apprenez que sur vous seul vous pouvez compter

samedi, 15 mars 2008

Catalepsie.

Je me sens morte depuis des années

Stade trois sur l’échelle de Glasgow

Je n’ai pas de Prince pour me réveiller

Aucune raison de me lever de sitôt

 

Mon corps endolori s’enfonce dans la torpeur

Assoupie, évanouie, je suis pâle à faire peur

Affaiblie, ralentie je coupe le moteur

M’enfonce sans faire de bruit vers d’autres profondeurs

 

Un instant d’inertie après tous ces heurts

Longue paralysie qui m’empoigne le cœur

Aujourd’hui c’est ainsi, le temps est mon tueur

Mettre un terme à ma vie sera aisé labeur

 

Oui je m’autodétruis oui s’il le faut je meurs

J’abandonne mes soucis délaisse les malheurs

Peut être que je fuis et les cris et les pleurs

Peut être que je suis cette faible lueur

dimanche, 10 février 2008

Guillaume et la con-quérante

Je fais des rêves où tout va bien
Ces rêves où tu me tiens la main

Oui je suis bourrée, oui je dis de la merde,
Mais je comprends pas pourquoi les autres et pas moi
Je comprends pas pourquoi ce soir encore je rentre seule
Je comprends pas ce que j’ai fait, ce que j’ai pas fait
Pourquoi j’ai espéré

J’ai juste envie de tout arrêter
J’comprends même pas pourquoi j’luttais
J’plais à personne ça se saurait
Et oui j’ai bu et oui j’boirai
J’ai juste beosin d’oublier

La nuit je rêve que j’me fais fusiller
Et quelques fois on vient m’sauver
En général on m’laisse tomber
Et finalement j’peux aller crever

J’dis pas qu’j’peux compter sur personne
J’dis pas qu’j’suis pas entourée
J’dis juste que j’compte pas pour quelques uns
Ceux qu’j’aimerais bien qu’ils me prennent la main

Et ce que j’dis c’est pas français
C’est du langage de fille bourrée
Non je suis pas désespérée
Je sais juste pu comment m’y prendre
Ni quoi attendre
Ni de qui l’attendre

Et moi si on m’dit de m’attendre à rien
Qu’il ne faut pas forcer le destin
Si on m’dit ça ça m’rend pas bien
C’est décidé j’arrête demain

Non je ne suis pas suicidaire
J’ai juste des pulsions destructrices souvent
J’ai envie de tout foutre en l’air
Que tout le mauvais foute le camp
Pour ne reconstruire que le bon
Et pour sortir de cet enfer

Encore un soir où j’aurais aimé danser les slows
Encore un soir où je ressemblais à Mikeline
Un verre à la main sur un tabouret
J’aurais pu attendre longtemps qu’on vienne me chercher

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