jeudi, 18 juin 2009
Amertume létale
Mon cœur est si lourd qu’il s’ancre à mon estomac
Et suinte une amertume qui me perce à froid
Pour consumer ce poison j’allume un bâton
Qu’il fasse s’envoler en fumée mes démons !
Le liquide létal loin de s’évaporer
S’écoule, s’étale, finit par s’enflammer
Pour laisser à la place un tapis de cendres
Brûlantes comme le diable à s’y méprendre
23:11 Publié dans Sophie est asociale et misanthrope | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : amertume, létale, poison, cigarette
Sois grand
Déchire cette peau souple de nouveau-né
Arrache une par une tes dents de lait
Brûle le rose de tes joues, décrasse tes genoux
Apprends à ton corps à parer les coups
Sculpte ta silhouette potelée au burin
Ouvre grand les yeux et serre fort les poings
Grandir c’est mourir un peu
Tuer en toi le p’tit morveux
Grandir c’est devenir vieux
Se soumettre aux règles du jeu
Sois grand, assume, lâche ma main, construis ton destin
Sois fort, assure, pense sans cesse au lendemain
Prends ton lot de doutes, prends ton lot de faiblesses
Poursuis bien la route, oublie toute ta détresse
Prépare-toi assez tôt à toujours tourner en rond
Accepte de perdre tes héros et d’affronter tes démons
Ça y est, c’est l’heure,
Aujourd’hui tu perds ta candeur,
Tu ne peux plus compter sur moi
Post scriptum : Dieu n’existe pas
21:55 Publié dans Sophie est asociale et misanthrope | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : déportivo, grandir, responsable, sois grand
lundi, 22 décembre 2008
Le sujet que nous éviterons
Ce matin au réveil
Tu ouvres à peine les yeux
Je n’ai pas trouvé le sommeil
Tu te retournes dans le pieu
J’ai bien réfléchi
Tout le temps que je n’ai pas dormi
J’ai pris ma décision
C’est un sujet que nous éviterons
Tu t’étires tu sembles las
Je ne sais même pas si tu me vois
Tu as changé ces derniers temps
Tu prends souvent cet air absent
J’ai beaucoup pensé
Pendant que tu somnolais
J’ai pris ma décision
C’est un sujet que nous éviterons
Tu mets un pied hors du lit
Je fais semblant d’être endormie
Je ne veux pas croiser ton regard
Il n’y a plus rien à y voir
J’ai pesé le pour et le contre
Au rythme du tic-tac de ta montre
J’ai pris ma décision
C’est un sujet que nous éviterons
Tu cherches un truc à te mettre
Je cherche pas la p’tite bête
Je constate juste que ça va plus
Et ça m’fait mal au cul
En attendant je dirai rien
Je vais poursuivre mon chemin
Et nous verrons si nous ça tient
Je verrai bien si tu me reviens
14:26 Publié dans Sophie est asociale et misanthrope | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
mardi, 29 avril 2008
I cried last night.
I cried last night
I cried all night long
I cried like a baby might
I cried and nobody came
To sing me a song
To heal my pain
19:11 Publié dans Sophie est asociale et misanthrope | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
samedi, 12 avril 2008
Coupable ?
A tire d’ailes, m’attire-t-elle, elle me fait taire et se tire,
Elle erre, me laisse souffrir, le martyre, elle martèle ma tête,
Qui crut qu’elle fut si cruelle, pour partir, pour que celle,
Qui su être ma prunelle, me traite à ce titre, quelle traître, satire
Dire, qu’elle fut celle qui su, me faire rire, cet être à maudire
Elle a beau me dire, qu’elle regrette, que peut-être, il faut que ça s’arrête,
Net
22:13 Publié dans Sophie est asociale et misanthrope | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
dimanche, 16 mars 2008
.
On m’a toujours dit que j’avais un an d’avance,
Je crois plutôt que j’ai eu un train de retard
On m’a dit aussi qu’j’en avais d’la chance,
Moi j’ai toujours pris ça pour une tare.
J’ai dû me battre pour obtenir cette reconnaissance
J’ai sacrément dû y croire pour m’faire un peu valoir
J’ai dû m’accrocher pour masquer la différence
Et au final j’ai grandi trop vite comme tu peux voir
J’ai dans la foulée perdu mon innocence
Et depuis je broie souvent du noir
J’ai masqué tout ça derrière de l’insolence
Maintenant j’en ai plus que marre
Si aujourd’hui on m’proposait que tout recommence
J’dirais pas non plus qu’j’ai vécu un cauchemar
J’hésiterais sûrement à accepter cette renaissance
J’ai pas envie de m’relancer dans la bagarre
Se battre pour que la vie ait un goût moins rance
Lutter pour que les éclaircies soient beaucoup moins rares
Trouver sa place dans cette foutue danse
Se faire un nom dans cette putain d’histoire
21:13 Publié dans Sophie est asociale et misanthrope | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Intervention de Cox-Maze.
Portez moi en enfer, que j’y brûle vive
Ecorchez moi vite, je ne veux plus vivre
Sortez ce mal de mon corps
Je ne puis plus l’y contenir
Exhortez tout ce que j’abhorre
Qu’on se dépêche d’en finir
A part ça tout va bien.
18:53 Publié dans Sophie est asociale et misanthrope | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Selfishness.
Quand ce que vous aimiez
Redeviens étranger
Quand ce que vous préfériez
Vous a été confisqué
Quand ce en quoi vous croyiez
S’effondre devant votre nez
Alors n’aimez plus, ne croyez jamais ;
Aimer ou croire nécessite l’altérité.
Agissez en unique entité
Offrez vous tout ce que vous méritez
Apprenez que sur vous seul vous pouvez compter
18:46 Publié dans Sophie est asociale et misanthrope | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
samedi, 15 mars 2008
Catalepsie.
Je me sens morte depuis des années
Stade trois sur l’échelle de Glasgow
Je n’ai pas de Prince pour me réveiller
Aucune raison de me lever de sitôt
Mon corps endolori s’enfonce dans la torpeur
Assoupie, évanouie, je suis pâle à faire peur
Affaiblie, ralentie je coupe le moteur
M’enfonce sans faire de bruit vers d’autres profondeurs
Un instant d’inertie après tous ces heurts
Longue paralysie qui m’empoigne le cœur
Aujourd’hui c’est ainsi, le temps est mon tueur
Mettre un terme à ma vie sera aisé labeur
Oui je m’autodétruis oui s’il le faut je meurs
J’abandonne mes soucis délaisse les malheurs
Peut être que je fuis et les cris et les pleurs
Peut être que je suis cette faible lueur
23:50 Publié dans Sophie est asociale et misanthrope | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : catalepsie, paralysie, inertie, autodestruction, fuite
dimanche, 10 février 2008
Guillaume et la con-quérante
Je fais des rêves où tout va bien
Ces rêves où tu me tiens la main
Oui je suis bourrée, oui je dis de la merde,
Mais je comprends pas pourquoi les autres et pas moi
Je comprends pas pourquoi ce soir encore je rentre seule
Je comprends pas ce que j’ai fait, ce que j’ai pas fait
Pourquoi j’ai espéré
J’ai juste envie de tout arrêter
J’comprends même pas pourquoi j’luttais
J’plais à personne ça se saurait
Et oui j’ai bu et oui j’boirai
J’ai juste beosin d’oublier
La nuit je rêve que j’me fais fusiller
Et quelques fois on vient m’sauver
En général on m’laisse tomber
Et finalement j’peux aller crever
J’dis pas qu’j’peux compter sur personne
J’dis pas qu’j’suis pas entourée
J’dis juste que j’compte pas pour quelques uns
Ceux qu’j’aimerais bien qu’ils me prennent la main
Et ce que j’dis c’est pas français
C’est du langage de fille bourrée
Non je suis pas désespérée
Je sais juste pu comment m’y prendre
Ni quoi attendre
Ni de qui l’attendre
Et moi si on m’dit de m’attendre à rien
Qu’il ne faut pas forcer le destin
Si on m’dit ça ça m’rend pas bien
C’est décidé j’arrête demain
Non je ne suis pas suicidaire
J’ai juste des pulsions destructrices souvent
J’ai envie de tout foutre en l’air
Que tout le mauvais foute le camp
Pour ne reconstruire que le bon
Et pour sortir de cet enfer
Encore un soir où j’aurais aimé danser les slows
Encore un soir où je ressemblais à Mikeline
Un verre à la main sur un tabouret
J’aurais pu attendre longtemps qu’on vienne me chercher
04:46 Publié dans Sophie est asociale et misanthrope | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note