samedi, 12 avril 2008
Nature Morte.
La nuit enveloppe la ville de son voile
Tout semble figé comme peint sur une toile
Dans ce décor feutré brille une seule étoile
Perdue dans l’étendue du vide sidéral
Depuis ma fenêtre je rêve et me régale
J’aspire l’immensité de ce sublime décor
Dans mon cœur dans mon être l’apaisement s’installe
Le cosmos entre en communion avec mon corps
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Lapin.
Je suis manipulée. La vie a fait de moi son jouet. J’ai beau vouloir tout maîtriser, je ne suis que spectatrice de ce qui survient. J’ai beau avoir tout planifié, dans mes engrenages il y a toujours un grain.
Je me sens minuscule devant toi ou encombrante, selon le cas
Un sourire sur tes lèvres et je fonds, un mot de trop je me morfonds
Le fait de te croiser illumine ma journée, je me plais alors à rêver d’éternité
Irai-je jusqu’à oser partager avec toi les papillons qui naissent en moi ?
En voudrais-tu seulement, ne leur couperais-tu pas les ailes cruellement ?
N’y a-t-il ici-bas que des embryons de contes de fée, de jolies histoires avortées ?
What if we had met just a year before?
And if I had dared to tell you I wanted more?
The dream could have turned into reality
Erasing dull heartaches building a love story
Life chose to make us meet not to make us fit
Each time I think of this I’m just feeling sick
The tougher the better help me forget this bullshit
22:07 Publié dans Sophie est niaise et fleur bleue | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
dimanche, 16 mars 2008
Le chemin.
J’ai perdu le chemin
Ma voie toute tracée
On a brouillé mon destin
Je ne sais plus où je vais
.
Oui peut être j’ai déconné
Au point d’y perdre mon identité
Oui j’ai dû bien m’planter
Ou je n’suis plus celle que j’étais
.
Je partais droit, sur ma lancée
Je ne prenais pas de risque
Et puis un jour j’ai dérivé
Depuis je fais du hors piste
.
J’ai pris une sorte de déviation
Et loin d’être un raccourci,
Si ce chemin est plus long
Pourvu qu’il soit meilleur aussi
18:45 Publié dans Sophie est niaise et fleur bleue | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
vendredi, 07 mars 2008
Paris Nord
Sur le quai de la gare arrive sans crier gare
Un personnage hagard perdu dans le brouillard
Il ne cherche pas d’ennuis, simplement un ami
Un soutien, un appui, à qui confier sa vie
Compagnon d’infortune, compagnie importune
Cet être au teint blafard ne croise aucun regard
Il a beau implorer, marmonner, répéter
Seul perdu dans le flot d’égoïstes pensées
Il se heurte au dédain et à l’ignorance
Bute encore et toujours contre l’indifférence
De ceux qui restent dans la brume de leur gros nuage
Qui se cachent dans leurs plumes, protégent leur ramage
21:26 Publié dans Sophie est niaise et fleur bleue | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : gare, indifférence, paris nord, dédain, ignorance, brume, nuage
samedi, 23 février 2008
Je rêve de vos rêves, je désire vos lointains
( citation de Martine le Coz extraite de Céleste )
Je vis ma vie de presque rien
Je joue à imaginer que je suis quelqu’un
Je gratte quatre cordes je deviens musicien,
J’érafle le papier je deviens écrivain
Personne ne peut rien contre cette ferveur innocente
Cœur et esprit nourrissent mes illusions latentes
Mais qui a dit qu’on ne pouvait avoir la vie que l’on s’invente ?
Qui a déclaré qu’il fallait se comporter de manière décente ?
Alors pas à pas je construis mes utopies, les caresse
Les respire à plein nez, jamais ne les confesse...
Forgeant clandestinement leurs lettres de noblesse,
Ces chimères naissent et croissent, alimentées sans cesse,
Lovées dans mon ego, plus abyssales qu’elles n’y paraissent
03:15 Publié dans Sophie est niaise et fleur bleue | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : rêve, usurpation, identité, chimères, inventer, secret
mardi, 08 janvier 2008
Un vieux truc dépassé.
Moi j’connais un mec en or
Un gentil garçon qui s’ignore
Et quand j’pense qu’il m’a regardée
Je sens des ailes me pousser
J’ai eu la chance de le croiser
J’lui ai volé quelques baisers
Et rien que pour ces moments fous
J’ai l’impression que ça vaut l’coup
Moi j’connais un vrai mec bien
Un de ceux dont on se souvient
Et j’ferais tout pour qu’on le retienne
Et j’donnerais tout pour qu’il revienne
Moi ce mec il me le faut
J’m’en injecterais sous la peau
Ce mec c’est de l’or en barre
Cent fois meilleur qu’un pétard
19:02 Publié dans Sophie est niaise et fleur bleue | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
mardi, 13 novembre 2007
Nothing seems to kill me.
Je me couche avec trois oreillers
Et je fais toujours tomber les deux premiers
Je dors volets ouverts et stores levés
Il n’y a que la lumière du jour qui puisse me réveiller
Je ne marche que du côté ensoleillé des trottoirs
Pourquoi lorsque le soleil brille faudrait-il rester dans le noir ?
Je m’arrête toujours devant les vitrines des boulangeries
Je ne rentre jamais j’aime juste avoir envie
Chaque fois que je voyage c’est sans billet de retour
Pour avoir l’impression de partir pour toujours
Je regarde tous les jours dans ma boîte aux lettres
Personne n’a mon adresse, mais un jour peut-être...
12:32 Publié dans Sophie est niaise et fleur bleue | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : nothing seems to kill me, oreiller, billet, boîte aux lettres
dimanche, 19 août 2007
Parfois.
Parfois je crois que tout est faux
Parfois je me sens mal dans ma peau
Parfois j’ai l’impression de vivre à contretemps
Parfois j’ai l’impression que personne ne m’attend
Et puis j’ai repensé à ce moment magique
Je ne m’en souviens plus vraiment
Mais je le redessine entièrement
Je veux recréer chacun de ses composants
Pour pouvoir le revivre intensément
Et là j’ai l’impression que le monde est à moi
Que mon bonheur peut écraser les autres de son poids
Que rien ni personne ne peut ébranler ma foi
Que peut-être même un jour on se retrouvera
Clap clap cap.
Merci oui je sais, pas la peine de le laisser en commentaire, je suis une Lamartine en herbe on me le dit souvent
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20:00 Publié dans Sophie est niaise et fleur bleue | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
lundi, 13 août 2007
A l'abordage.
Abordons les passages
De notre histoire passagère
Passons en revue les naufrages
Qu’on a vécu jusqu’à hier
Sabordons nos ratages
De la plus simple manière
Accordons nous pour tourner la page
Sans vraiment nous en faire
Débordons de massages
Les paroles sont mensongères
Abandonnons ces corps trop sages
Laissons tout cela en arrière
Et sabrons les corsages
S’il n’y a que ça pour te plaire
20:00 Publié dans Sophie est niaise et fleur bleue | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
dimanche, 12 août 2007
Dis
Dis, est-ce que tu m’aimes ?
Est-ce que tu penses encore à moi ?
Dis, est-ce que tu crois
Que j’ai pu rester la même ?
Dis, à quoi on joue ?
A s’éviter, à faire semblant ?
A se fuir, à faire la moue ?
Ou bien est-ce que tu m’oublies vraiment ?
Dis, où est-ce qu’on va ?
On est bientôt arrivés là ?
Et pourquoi tu ne me suis pas ?
Dis-le si j’suis pas assez bien pour toi.
20:00 Publié dans Sophie est niaise et fleur bleue | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note